|
En 2007, le marché de l’immobilier d’entreprise a marqué un record en
France, tant en termes de collecte placée que d’investissements, y compris
aux 3ème et 4ème trimestres. Les SCPI ont collecté encore 1,39 milliard
d’euros, pour atteindre une capitalisation totale de 17,23 milliards
d’euros. Les raisons de ce succès : elles ont obtenu un rendement moyen
de 6 % et une performance moyenne de 12,85 %.
Mais au-delà de l’année 2007,ce placement peut-il rivaliser avec la régularité
des fonds en euros ou le dynamisme des actions ? Faut-il investir aujourd’hui
? En direct, via l’assurance-vie, à crédit ou par le biais d’un démembrement
de propriété ?
Voici quelques éléments de réponse.
Conclusion : les SCPI sont toujours classées au 1er ou au 2ème rang,
quelle que soit la période de comparaison !
QU’EST-CE QU’UNE
SCPI DE
RENDEMENT ?
Les Sociétés Civiles de Placement
Immobiliers de rendement ont
pour vocation d’acheter, de louer
et de gérer des biens immobiliers
essentiellement composés de
bureaux et de boutiques.
Les associés de SCPI reçoivent
une quote-part des revenus nets
de frais et bénéficient également
de l’éventuelle revalorisation de la
valeur de leurs parts.
Qu’en sera-t-il en 2008
et au-delà ?
Au niveau macro-économique, l’année
2007 restera marquée par la crise du « subprime
US », puis par la crise financière
généralisée qui a suivie.
Depuis le début 2008, le nombre de transactions
dans l’immobilier d’entreprises
s’est ralenti car :
• il y a beaucoup moins d’opérations à
crédit (hausse des taux, frilosité des
banques),
• les vendeurs ne se sont pas décidés à
baisser leur prix.
Dans ce contexte, les SCPI, qui investissent
cash, peuvent acquérir des biens
immobiliers avec de meilleurs rendements
que l’année dernière. De plus,
celles d’entre elles qui se sont constituées
depuis de nombreuses années distribuent
un revenu qui repose sur des centaines de
locataires. Grâce à cette forte mutualisation
et à d’excellents taux d’occupation (95 % en
moyenne en 2007), les loyers en cours sont
sécurisés sur toute la durée des baux et les
renouvellements offrent des potentiels
d’appréciation.

Conclusion : cette fois encore, les SCPI arrivent en tête !
Nous avons interrogé M. Christian FLAMMARION,
fondateur d’IMMORENTE, considérée
comme une des meilleures SCPI de rendement
depuis près de 20 ans
E.V. : Monsieur FLAMMARION, quelle est
votre vision aujourd’huidu marché immobilier ?
C.F. : Les conséquences de la crise bancaire
liée aux crédits « subprime » devraient être
limitées pour le marché immobilier français.
Il convient néanmoins de distinguer
les trois grands « marchés » immobiliers :
Les logements : A court terme, le secteur de
l’habitat sera le plus touché en raison des
stocks importants de logements neufs
invendus (11 à 12 mois de ventes), de la hausse
des taux d’intérêt (90 % des achats de
logements s’effectuent à crédit) et du pouvoir
d’achat en baisse des ménages. A moyen et
long terme, les fondamentaux restent néanmoins
bons, en raison d’un volume limité
de constructions et du maintien des besoins
liés à la croissance de la population.
Les bureaux : A court terme, les stocks de
bureaux sont très modérés (2 450 000 m2
en Ile de France). A moyen terme, il existe
plusieurs facteurs de soutien : la reprise
probable de la croissance économique, la
qualité du marché de l’investissement en
immobilier d’entreprises en France qui est
un des marchés mondiaux les plus actifs et
les plus structurés, et la prise en compte
croissante des préoccupations de développement
durable et d’environnement.
Les commerces : Il ne devrait pas y avoir
d’incidence notable à court terme, malgré le
tassement, voir la baisse de la consommation.
(la valeur du « droit au bail » détenue
par les commerçants tient lieu de variable
d’ajustement). A moyen et long terme, les
perspectives restent favorables grâce à l’accroissement
de la population, au transfert de
l’épargne vers la consommation, et aux
demandes fortes des enseignes spécialisées. Il
est également intéressant de noter le déplacement
des lieux de consommation vers les
régions les plus riches et en expansion
démographique, ainsi qu’un retour vers le
centre ville (vieillissement de la population,
coût des transports).
E.V. : Face à cette situation, quels sont les
avantages compétitifs des SCPI ?
C.F. : Pour les SCPI et particulièrement pour
les fonds gérés par SOFIDY, la situation
actuelle offre de nouvelles opportunités
d’investissement dans des conditions avantageuses
:
• des enseignes vendent leurs murs (à titre
d’exemple, l’achat fin 2007 par Immorente
d’un portefeuille d’agences bancaires louées
à Caixa/Boursorama/Société Générale et
Crédit du Nord),
• les banques activent les « covenants » des
contrats de crédit immobilier, conduisant
des fonds immobiliers à céder rapidement
leurs actifs,
• les banques ont « fermé le robinet du crédit
» auquel s’abreuvaient les fonds spéculatifs.
On assiste donc à une baisse de la
concurrence et à une hausse des rendements
d’où un net avantage des SCPI qui
financent leurs investissements avec un
recours limité au crédit. Dans ces circonstances,
Sofidy profite au demeurant de sa
position forte sur la « niche » des petits
locaux commerciaux ou tertiaires.
E.V. : Les SCPI pourraient-elles connaître
des baisses de valeurs comme dans les
années 1990 ?
C.F. : Nul ne peut prédire l’avenir ! Néanmoins,
avec le recul, la situation immobilière
du début des années 90 présentait des caractéristiques
différentes :
• les stocks de bureaux étaient très importants,
• à cette époque le marché de l’immobilier
était très spéculatif,
• les expertises immobilières étaient très
« optimistes » voire excessives.
Les différents acteurs (promoteurs, marchands
de biens, banques, experts) ont,
semble-t-il, retenu la leçon, et je ne vois pas, à
court terme, de correction significative des
valeurs de parts, particulièrement sur le marché
des murs de commerces qui conserve, de
notre point de vue,le statut de « valeur refuge ».
E.V. : Et les rendements ?
C.F. : Les rendements devraient également
se maintenir, aidés en cela par les évolutions
indicielles locatives, la poursuite du
travail de déplafonnement des loyers des
murs de commerces et par les acquisitions
de nouveaux actifs réalisées à des conditions
plus avantageuses.
Quels sont les options à privilégier pour investir en parts de SCPI de rendement aujourd’hui ?
Si les qualités des SCPI vous attirent, plusieurs modalités d’acquisition sont possibles, suivant votre situation patrimoniale,
vos objectifs et votre fiscalité. Voici un schéma qui pourra vous donner quelques pistes de réflexion et solutions les
plus courantes.
Mais nous ne saurions que trop vous recommander d’en parler avec votre Conseil en Gestion de
Patrimoine, d’autant plus que toutes les SCPI ne présentent pas les mêmes qualités. Il convient d’être
sélectif, ce qui n’est possible que si votre Conseil est compétent et indépendant ! Consultez nos experts et
demandez notre selection de SCPI.
|