Projet de loi de modernisation de l`économie |
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Le projet de loi de modernisation de l’économie, en discussion devant l’Assemblée Nationale depuis le 27 mai, comporte quelques mesures fiscales qui méritent d’ores et déjà d’être signalées. 1- Droit d’enregistrement sur les cessions de droits sociaux.Les cessions d’actions de sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière seraient soumises au taux de 3% et non plus de 1,10%. Le droit ainsi liquidé serait plafonné à 5 000 euros (au lieu de 4 000 euros). Rappelons toutefois que dans les sociétés dont les titres sont cotés, le droit d’enregistrement n’est exigible que si la cession est constatée dans un acte. Seraient également soumises au taux de 3% (et non plus 5%) les cessions de parts sociales dans les sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions. Il serait appliqué, comme actuellement, sur la valeur de chaque part sociale un abattement égal au rapport entre la somme de 23 000 euros et le nombre total de parts sociales de la société. 2- Droit d’enregistrement sur les cessions de fonds de commerceLe taux global des droits de mutation serait abaissé à 3% lorsque la valeur du fonds de commerce n’excède pas 200 000 euros et il serait de 5% lorsque la mutation porte sur un fonds est d’une valeur supérieure à cette somme. 3- Instauration d’un nouveau dispositif permettant aux sociétés de capitaux d’opter pour le régime fiscal des sociétés de personnesLes sociétés de capitaux (SA, SAS, SARL) créées depuis moins de cinq ans pourraient opter pour le régime fiscal des sociétés de personnes. Les associés pourraient ainsi, au prorata de leurs droits, imputer d’éventuels déficits immédiatement sur leur propre revenu, et ne plus attendre que la société devienne bénéficiaire pour les imputer sur son résultat. Naturellement, les associés conserveraient l’avantage juridique que représente la limitation de leur responsabilité aux apports effectués. 4- Réduction d’impôt au titre des intérêts des emprunts contractés pour la reprise d’une PMEActuellement, les intérêts de tels emprunts ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 25%. Ce taux reste inchangé mais :
La réduction d’impôt maximale annuelle serait donc égale à 5 000 ou à 10 000 euros (au lieu, actuellement, de 2 500 ou 5 000 euros) selon la situation de famille du repreneur. |
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