Assurance-vie et gestion de votre portefeuille

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01-04-2007
Aujourd’hui, les contrats d’assurance-vie dits mono-supports, composés d’un unique fonds en Euros (ex-fonds en Francs), paraissent sérieusement dépassés, tant l’offre « multi-supports » s’est élargie, diversifiée et dotée d’options variées.

Outre un fonds sécuritaire, dont la présence est toujours gage de solution confortable de repli, on peut dorénavant trouver au sein d’un même contrat des unités de comptes diverses. Nous avons déjà traité dans notre dernier numéro des qualités des SCPI incluses dans l’assurance-vie, n’y revenons pas. Quant à la dernière catégorie d’actif disponible, il s’agit bien entendu des SICAV et FCP. Comment gérer au mieux le compartiment actions dans un contrat ? Plusieurs solutions existent. L’analyse des différents résultats obtenus ces dernières années permet d’identifier les plus efficaces.

La suprématie des contrats multi-gestionnaires

Il convient tout d’abord de distinguer l’offre des établissements qui ne donnent accès qu’aux fonds d’une maison de gestion unique : eux-mêmes. Il s’agit de la g r a n d e m a j o r i t é d e s contrats proposés par les banques. A l’opposé, d’autres organismes ont choisi d’ouvrir au maximum la gamme de fonds à laquelle ils donnent accès. Ces contrats dits « multigestionnaires », ou encore « à architecture ouverte » proposent des SICAV et fonds gérés par des sociétés de gestion concurrentes. Le nombre de fonds dispon i b l e s var i e a l o r s d e quelques dizaines à plusieurs centaines ! Ainsi, le contrat de tel réseau bancaire donnera accès à quelques uns de ses fonds maison alors que tel autre contrat permettra de choisir entre les fonds de sociétés telles que Fidelity, la Financière de l’Echiquier, Rothschild, State Street, CCR, JP Morgan,… et bien d‘autres. Or, lorsque l’on souscrit une assurance-vie, celle-ci doit servir votre stratégie patrimoniale pendant plusieurs années, voire décennies,… le choix de départ va donc être très important.

Les analyses de nos spécialistes prouvent qu’aucune société ne propose une gamme de fonds présentant dans toutes les catégories et en permanence les meilleurs résultats. Autrement dit, aucune maison de gestion n’est à l’abri de performances médiocres ou en demi-teinte sur une période donnée. Le départ de quelques gestionnaires talentueux, quelques décisions inappropriées,… sont des événements courants dans le monde de la gestion.

De plus, certaines sociétés sont spécialisées sur des marchés plutôt que d’autres (par exemple, sur les petites capitalisations françaises et européennes, ou au contraire, sur les marchés asiatiques). Combien de détenteurs de contrats d’assurance-vie se désolent des résultats des fonds sur lesquels ils ont placé leurs capitaux, sans pouvoir malheureusement avoir d’autre choix à leur disposition ! La possibilité d’arbitrer une partie de ses capitaux d’un fonds vers un autre, d’une société de gestion vers une autre est incontestablement un avantage. Donc, privilégiez plutôt les contrats multigestionnaires.

La supériorité des SICAV directes sur les fonds profilés

Le choix de fonds profilés, « prudents, équilibrés ou dynamiques », correspondant au souhait et aux objectifs du souscripteur, peut paraître une solution judicieuse, puisque le principe consiste à confier à une équipe professionnelle le soin de sélectionner et arbitrer les SICAV permettant d’obtenir le meilleur résultat dans l’une de ces orientations. D’emblée, prenez garde à la terminologie : prudent, équilibré ou dynamique ne recouvrent pas la même réalité d’un établissement à l’autre. Ainsi, un profil équilibré aura 50 % d’actions ici et 65 % là. Ces fonds de fonds peuvent aussi connaître un problème de contraintes. Dans de nombreux cas, en effet, ce type de fonds profilés n’est composé que des SICAV d’une seule société ! Nous retrouvons en ce cas les défauts exposés ci-dessus.

Même pour ceux qui sont ouverts à la multigestion, les contraintes de ges- tion retenues sont souvent très strictes au détriment de la souplesse et de la réactivité. Ainsi, tel fonds dynamique sera référencé à un indice (ou benchmark) lui dictant une allocation géographique précise, dont il ne pourra se dégager, même si cette répartition lui est défavorable pendant une certaine période. Enfin, on peut s’inquiéter parfois du cumul de frais engendré par une structure « fonds de fonds », et qui a peut-être parfois pesé dans certains résultats. Plutôt qu’un fonds peu efficace visant à la fois de la performance et de la sécurité, affectez plutôt vos capitaux à des produits purs.Avec l’assistance des Conseils en Gestion de Patrimoine du Cabinet ÉLYSÉE-VENDÔME, vous déterminerez la meilleure répartition entre fonds en Euros, SCPI et SICAV actions.

De la jungle des SICAV aux limites de la gestion conseillée

Si la finance vous passionne et que vous avez du temps à lui consacrer, il peut être tentant de faire vous-même votre marché parmi les SICAV multigestionnaires disponibles. De nombreux sites internet vous y encouragent vivement ! Mais votre parcours ne sera pas simple et de nombreux épargnants nous ont récemment confié leur contrat en gestion, après avoir subi des déconvenues en termes de résultats. Face aux difficultés rencontrées par les particuliers pour obtenir des informations poussées sur ces fonds (processus de décisions du gestionnaire, principales actions dans lesquelles le fonds est investi, proportion de capitaux placée en monét a i re, … ) , l a s o l u t i o n consistant à s’inspirer des classements publiés par la presse financière engendre souvent des déceptions. En effet, les SICAV ayant obtenu les meilleurs résultats pendant une période donnée (que ce soit sur un, cinq ou dix ans) ne sont pas forcément celles qu’il est judicieux de retenir pour les semaines ou mois à venir.

Il est également possible de se tourner auprès de la compagnie, de la banque, ou du courtier qui vous a fait souscrire le contrat d’assurance pour obtenir un conseil avisé. Votre interlocuteur vous guidera alors sur l’arbitrage ou l’allocation à mettre en oeuvre. Mais entre le moment où une opération s’avère utile et le jour où l’opération est exécutée, il peut malheureusement s’écouler un délai fort préjudiciable à vos intérêts. A l’initiative de votre conseiller ou à la vôtre, vous devez pouvoir vous mettre en relation, prendre une décision et envoyer votre ordre signé ( m ê m e s i i n t e r n e t a aujourd’hui permis de réduire significativement ces délais).

La gestion des arbitrages par le souscripteur luimême : à ne retenir que si l’on a beaucoup de temps à y consacrer et de bonnes compétences de marché !

Les atouts de la gestion sous mandat

Comme pour un portefeuille d’actions, la gestion sous mandat, est probablement la plus réactive et efficace, sous condition de trouver le bon gestionnaire ! En effet, le professionnel analysera en permanence les résultats des fonds disponibles dans votre contrat d’assurance-vie, décidera des arbitrages à effectuer et les exécutera sans perte de temps. Comment sélectionner le meilleur mandataire pour la gestion de votre contrat d’assurancevie ? Compte tenu de ce que nous avons exposé précédemment, il faut bien sûr que celui-ci soit indépendant, n’ait pas de fonds « maison » à placer, et réalise une analyse régulière et objective de l’ensemble de la gamme disponible. Cette activité de sélection d’OPCVM doit donc représenter son activité exclusive, comme c’est le cas d’une société de gestion de portefeuille. Le mandat de gestion doit clairement exposer ses obligations et objectifs et son mode de rémunération. Un intéressement sur le résultat sera bien sûr un gage d’implication de sa part. Pour juger de la qualité du mandat proposé, demandez : la composition de l’allocation, son historique de résultats, la fréquence de l’analyse des fonds sélectionnés, l’intéressement du gestionnaire au résultat.

 
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